dimanche, 12 juillet 2009

Burqa : pourquoi ce débat maintenant ?

Burqa, les vrais enjeux

Tribune de l'association Femmes Egalité, qui nous a été transmise par Evelyne Perrin, militante du mouvement social et féministe.
Organisation de Femmes Égalité

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lundi, 08 octobre 2007

"S'immoler à 20 ans", récit d'une infirmière en Afghanistan

C'est un sujet dont on parle peu, a propos de l'Afghanistan: ces jeunes femmes qui s'immolent pour protester contre le sort qui leur est réservé.

Une infirmière française  a choisi de donner de son temps et de son savoir faire pour les aider.

Une journaliste française a décidé de suivre cette infirmière.

Cela a donné un livre, présenté dans cet article trouvé sur Rue89 du 1er octobre 2007. 

 

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vendredi, 20 juillet 2007

Une femme tuée toutes les 8 minutes dans le monde.

En 2000, il y en avait une tuée toutes les 12 minutes.

C'est le Guatémala qui arrive en tête. En Europe, c'est la Belgique.

Ce sont les raisons domestiques qui sont les  causes principales. Les assassins sont les maris, ou amant, voir les fils.

Article trouvé sur le site de "la Repubblicca" le 20 juillet 2007. 

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22:40 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, mort

samedi, 21 avril 2007

Liberez Zainab, Liga et Wassan

Dans la newsletter d'ECPM (Ensemble contre la peine de mort) il y a cette info:

medium_Irakienne.jpg"Un blog destiné à faire connaître les drames vécus par les femmes et les familles irakiennes par suite de l'occupation et des exactions des milices confessionnelles. "Irakiennes" se mobilise plus particulièrement depuis le mois de février 2007 pour empêcher l'exécution de Wassan Talib, 31 ans, Zainab Fadhil, 25 ans, et Liqa Omar Muhammad, 26 ans accusées "d' offenses envers le bien-être public"."

Voici l'adresse de ce blog: http://irakiennes.blogspot.com/index.html

Allez-y, au moins pour connaître leur situation et les raisons (ou l'absence de raison) de leur condamnation !

Voici l'adresse du site d'ECPM: http://www.abolition.fr/ecpm/index.php.
N'hésitez pas à vous abonner au webmail...

dimanche, 19 novembre 2006

Femmes en afghanistan

Afghanistan
Des femmes qui se suicident par immolation

Info parue sur le site de RFI actualité


Gulsum a 16 ans, mais elle ressemble une petite vieille au dos voûté. Elle vient de subir sa neuvième opération chirurgicale qui a permis de séparer son menton de sa poitrine, collés par sa peau brûlée. Il y a un peu plus d’un an Gulsum a tenté de mettre fin à ses jours en s’enflammant. «J’ai été mariée à 14 ans à un homme de 40 ans qui m’a emmenée en Iran, raconte la jeune fille en grattant ces cicatrices. Un soir, il m’a tellement frappée, j’étais à demi consciente, alors je me suis aspergée d’essence.» Son calvaire a impressionné le parterre de responsables et d’experts rassemblés pour la première conférence organisée sur le thème du suicide par immolation à Kaboul, même si dans l’heure qui a suivi un membre du ministère de la Santé a affirmé que ces suicides étaient essentiellement dus à des défauts génétiques ou des allergies.

Le tabou du suicide, le conservatisme de la société afghane, tout mène au silence et à la méconnaissance du phénomène. Mais selon une étude de l’ONG Medica Mondiale et de la commission afghane de défense des Droits de l’Homme (AIHRC), plus de 600 femmes se seraient donné la mort cette année dans 5 provinces sur les 34 que compte l’Afghanistan et à Kaboul les cas de suicide par immolation auraient doublé depuis un an.

À l’hôpital d’Hérat où plusieurs femmes arrivent atrocement brûlées chaque semaine, seule Ayatoub, mère de 6 enfants, avoue s’être jetée dans le four à pain. «Je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête. Mon mari ne voulait plus parler avec moi, et il a épousé une autre femme qui ne sait rien faire à la maison et qui est méchante, sanglote-t-elle. Maintenant je me sens coupable, mais je ne veux pas qu’on s’en prenne à mon mari, sinon il s’attaquera à mes enfants...»


Les autres patientes racontent toutes à peu près la même histoire. «J'étais en train de cuisiner. Mon petit dernier est arrivé et m'a poussée et alors le feu est venu sur mon corps», explique Azadeh, 21 ans. Au cours de la discussion, elle dévoile cependant que son mari n’est jamais là, que ce jour-là elle n’avait plus que deux dollars pour nourrir la famille pendant cinq jours…«La plupart du temps, elles disent que c'est un accident car elles ont peur de leur famille, explique le docteur Homayoon Azizi, responsable du service des grands brûlés de l’hôpital d’Hérat, un service créé en 2004 face à l’augmentation de ces cas. Certaines sont effrayées par leurs maris qui leur disent : si tu dis la vérité, les docteurs ne vont pas te soigner, donc elles gardent leur secret. Mais quand elles sont seules, parfois elles nous expliquent ce qui s'est vraiment passé.»

D’après plusieurs études d’organisations de défense des droits de l’Homme, 60 à 80% des unions sont forcées en Afghanistan, un tiers des jeunes filles est marié avant l’âge de 16 ans et 9 foyers sur 10 connaissent la violence, sans parler de la pauvreté et du manque d’éducation. Mais difficile de protester et le divorce est quasiment impossible. «Les traditions, la justice informelle et des pratiques dites religieuses, mais contraires à l’Islam, dominent particulièrement dans les campagnes, accuse Suraya Sobhrang (AIHRC), les femmes ne sont pas prises en compte par un vrai système judiciaire. En plus on a augmenté la conscience des femmes en leur disant qu’elles avaient des droits, mais quand il s'agit de les faire appliquer, le gouvernement, la justice, personne n’est là.»

À Hérat, pour la première année depuis l’apparition du phénomène avec la chute du régime taliban, le nombre de femmes atteignant l’hôpital après une tentative de suicide par immolation est en diminution. «C'est parce que des organisations nationales et internationales ont fait des campagnes dans les médias contre ce désastre, analyse le docteur Azizi. Et aussi parce que les gens qui poussent au suicide sont poursuivis par la police». Une conscientisation de tous et l’engagement de faire respecter les droits et les lois, ce sont aussi les conclusions de la conférence de Kaboul. Mais si Gulsum a accepté d’y témoigner et de briser la loi du silence, c’est surtout pour dire aux parents de réfléchir avant de marier leurs enfants. Elle n’en veut cependant pas aux siens : «Ils sont trop pauvres pour s’occuper de moi et ils ont accepté que je divorce.»


par Anne Le Troquer

Que faire ?