dimanche, 05 octobre 2008

«La guerre est ingagnable»

C’est l’avis d’un haut responsable militaire britannique qui rentre d’Afghanistan. Comme à l’OTAN ou dans les milieux diplomatiques, le général souhaite qu’un dialogue s’instaure avec les talibans, ce que refusent ces derniers.

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lundi, 09 juillet 2007

Vif débat au Canada sur l'engagement en Afghanistan

Chaque jour le piège se referme un peu plus sur les soldats et sur les civils de l'Afghanistan.

Je pense toujours qu'il n'est pas possible d'abandonner ce pays après tout ce qu'il a vécu.

Mais une solution de désengagement doit être réfléchie...

Article pris sur le site du "Monde" le 9 juillet 2007. 

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mercredi, 04 juillet 2007

six soldats canadiens de l'Otan et un Afghan tués

Afghanistan : six soldats canadiens de l'Otan et un Afghan tués

Six soldats canadiens de la force de l'Otan et un interprète afghan ont été tués, mercredi, dans le sud de l'Afghanistan par l'explosion d'un engin piégé au passage de leur véhicule, a annoncé la force de l'Otan.

Ces décès portent à 105 le nombre de soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité et de la coalition sous commandement américain ayant trouvé la mort depuis le début de l'année, la plupart en opération.

 

Pris sur le site "RFI" le 4 juillet 2007. 

jeudi, 07 juin 2007

Catégorie "Afghanistan"

Je viens de créer une nouvelle catégorie, "Afghanistan".
Plusieurs notes que j'ai écrites depuis quelques mois parlent de ce qui se passe dans ce pays.
Les raisons qui m'ont poussé à m'intéresser à ce pays m'échappent un peu.
La première fois que j'ai entendu parler de l'Afghanistan, il me semble que c'est en 1979, après l'invasion soviétique. Je dois dire qu'à l'époque, on ne savait pas très bien où c'était, ni pourquoi les soviétiques avaient décidé l'invasion. Mais la géopolitique nous échappe souvent.
Puis les évènements se sont précipités jusqu'en 2001 où l'Afghanistan est devenu un pays charnière.

Enfin, dernièrement (en décembre je crois), j'ai lu "les cerfs-volants de Kaboul". Livre émouvant, parfois violent, mais qui me semble donner une bonne idée de ce que ce pays et ses habitants subit depuis des années.

Alors, voilà. Dans cette catégorie j'essaierai de mettre des infos ou des commentaires sur ce pays, ses habitants, en espérant que bientôt ce sera de bonnes nouvelles.

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dimanche, 27 mai 2007

Otages afghans libérés !

Selon l'agence Reuters, les trois otages afghans auraient été libérés dans la province de Nimroz.
Si cette information est confirmée, c'est évidemment une bonne nouvelle. Mais je ne peux m'empêcher de me poser la question du prix à payer pour cette libération...

dimanche, 13 mai 2007

Le gouvernement afghan annonce la mort d'un important chef taliban

Selon une dépêche de l'AFP du 13.05.07 | 18h21.medium_dadula.jpg
Dépêche reprise du site du "Monde" le 13 mai...

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vendredi, 11 mai 2007

Otage libéré

Le 2ème otage français a été libéré cette après-midi.
C'est évidement une bonne nouvelle, qui ne nous fera néanmoins pas oublier qu'il reste trois personnes (trois afghans) encore détenus par les taliban.

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mardi, 01 mai 2007

Afghanistan, retour des taliban.

Comme prévu, l'offensive de printemps des taliban dans le sud de l'Afghanistan a bien lieu.

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dimanche, 19 novembre 2006

Femmes en afghanistan

Afghanistan
Des femmes qui se suicident par immolation

Info parue sur le site de RFI actualité


Gulsum a 16 ans, mais elle ressemble une petite vieille au dos voûté. Elle vient de subir sa neuvième opération chirurgicale qui a permis de séparer son menton de sa poitrine, collés par sa peau brûlée. Il y a un peu plus d’un an Gulsum a tenté de mettre fin à ses jours en s’enflammant. «J’ai été mariée à 14 ans à un homme de 40 ans qui m’a emmenée en Iran, raconte la jeune fille en grattant ces cicatrices. Un soir, il m’a tellement frappée, j’étais à demi consciente, alors je me suis aspergée d’essence.» Son calvaire a impressionné le parterre de responsables et d’experts rassemblés pour la première conférence organisée sur le thème du suicide par immolation à Kaboul, même si dans l’heure qui a suivi un membre du ministère de la Santé a affirmé que ces suicides étaient essentiellement dus à des défauts génétiques ou des allergies.

Le tabou du suicide, le conservatisme de la société afghane, tout mène au silence et à la méconnaissance du phénomène. Mais selon une étude de l’ONG Medica Mondiale et de la commission afghane de défense des Droits de l’Homme (AIHRC), plus de 600 femmes se seraient donné la mort cette année dans 5 provinces sur les 34 que compte l’Afghanistan et à Kaboul les cas de suicide par immolation auraient doublé depuis un an.

À l’hôpital d’Hérat où plusieurs femmes arrivent atrocement brûlées chaque semaine, seule Ayatoub, mère de 6 enfants, avoue s’être jetée dans le four à pain. «Je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête. Mon mari ne voulait plus parler avec moi, et il a épousé une autre femme qui ne sait rien faire à la maison et qui est méchante, sanglote-t-elle. Maintenant je me sens coupable, mais je ne veux pas qu’on s’en prenne à mon mari, sinon il s’attaquera à mes enfants...»


Les autres patientes racontent toutes à peu près la même histoire. «J'étais en train de cuisiner. Mon petit dernier est arrivé et m'a poussée et alors le feu est venu sur mon corps», explique Azadeh, 21 ans. Au cours de la discussion, elle dévoile cependant que son mari n’est jamais là, que ce jour-là elle n’avait plus que deux dollars pour nourrir la famille pendant cinq jours…«La plupart du temps, elles disent que c'est un accident car elles ont peur de leur famille, explique le docteur Homayoon Azizi, responsable du service des grands brûlés de l’hôpital d’Hérat, un service créé en 2004 face à l’augmentation de ces cas. Certaines sont effrayées par leurs maris qui leur disent : si tu dis la vérité, les docteurs ne vont pas te soigner, donc elles gardent leur secret. Mais quand elles sont seules, parfois elles nous expliquent ce qui s'est vraiment passé.»

D’après plusieurs études d’organisations de défense des droits de l’Homme, 60 à 80% des unions sont forcées en Afghanistan, un tiers des jeunes filles est marié avant l’âge de 16 ans et 9 foyers sur 10 connaissent la violence, sans parler de la pauvreté et du manque d’éducation. Mais difficile de protester et le divorce est quasiment impossible. «Les traditions, la justice informelle et des pratiques dites religieuses, mais contraires à l’Islam, dominent particulièrement dans les campagnes, accuse Suraya Sobhrang (AIHRC), les femmes ne sont pas prises en compte par un vrai système judiciaire. En plus on a augmenté la conscience des femmes en leur disant qu’elles avaient des droits, mais quand il s'agit de les faire appliquer, le gouvernement, la justice, personne n’est là.»

À Hérat, pour la première année depuis l’apparition du phénomène avec la chute du régime taliban, le nombre de femmes atteignant l’hôpital après une tentative de suicide par immolation est en diminution. «C'est parce que des organisations nationales et internationales ont fait des campagnes dans les médias contre ce désastre, analyse le docteur Azizi. Et aussi parce que les gens qui poussent au suicide sont poursuivis par la police». Une conscientisation de tous et l’engagement de faire respecter les droits et les lois, ce sont aussi les conclusions de la conférence de Kaboul. Mais si Gulsum a accepté d’y témoigner et de briser la loi du silence, c’est surtout pour dire aux parents de réfléchir avant de marier leurs enfants. Elle n’en veut cependant pas aux siens : «Ils sont trop pauvres pour s’occuper de moi et ils ont accepté que je divorce.»


par Anne Le Troquer

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