Sur le fond, d’abord:
Par grand chose de nouveau. Nous avons eu droit à un inventaire de ce qui a été réalisé depuis huit mois. L’objectif était sans aucun doute de nous prouver que beaucoup de chose ont été faite. Cela principalement pour répondre aux critiques qui trouvent que le sort des français n’a pas été amélioré depuis mai. Alors “tout ne pas pas se faire en un jour…”. J’agit, et il faut attendre pour les résultats.
Ce qui est, somme toute, paradoxal. Parce que beaucoup de choses ont été réellement faites. C’est un chamboulement de notre modèle social auquel nous avons pu assister en huit mois. Le code du travail, les régimes spéciaux de retraite, le service minimum, etc. Et tout çà, pour rien ou presque. Notre vie ne s’est pas améliorée. Pire, le pouvoir d’achat continue de diminuer. Alors, il fallait bien un peu de volontarisme pour nous convaincre que tout ira mieux…
Sur la forme:
Rien de révolutionnaire. On nous avait annoncé du changement, il n’a pas eu lieu où on aurait pu l’attendre.
Présent à l’Elysée, dans son bureau, il nous a accueilli par un chers concitoyens. Donc, du classique.
Mais, c’est au niveau des mouvements de caméra que nous avons eu droit à des innovations. Pas de zoom, mais des changements de plans brusques.
Nous étions habitués avec les précédents présidents à des zooms lents et longs, qui nous amenaient à proximité du président. Nous étions habitués à un débit de parole lent, qui nous donnait le temps de comprendre ce qui était dit.
Au lieu de cela, changements de plans rapides (passant d’un plan large qui nous permettait de voir l’environnement du bureau à un plan serré sur le buste de Sarkozy qui nous rapprochait de lui), débit de parole rapide. Le tout nous produit un malaise, provoqué par une certaine violence dans la mise en scène. Nous avons subi tous les tics du présidents, au niveau des épaules, de la tête. Ces tics étaient accentués par des gestes de mains trop présents.
Bref, on a été heureux d’en voir la fin…









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