
e Conseil supérieur des instances judiciaires libyen a décidé, mardi 17 juillet, de commuer en peine de prison à vie la sentence de mort prononcée contre les cinq infirmières et le médecin bulgares. Après plusieurs reports, la plus haute instance judiciaire du pays a finalement modifié le verdict de la Cour suprême qui a confirmé, le 11 juillet, la condamnation à mort des six praticiens accusés d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, dont 56 sont morts.
Ce rebondissement fait suite à l'accord d'indemnisation trouvé avec les familles des enfants contaminés. Mardi matin, les familles ont indiqué avoir renoncé à réclamer la peine de mort
"après que toutes nos conditions ont été remplies", selon leur porte-parole des familles, Idriss Lagha. Ce dernier a précisé que
"les familles ont reçu leurs chèques dans la nuit [de lundi à mardi]
et ont commencé ce matin à retirer l'argent dans les banques". Selon lui, chaque victime a eu droit à un million de dollars.
"SOULAGEMENT" DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
Les détenus pourraient désormais être rapidement extradés vers leur pays d'origine, Tripoli et Sofia étant liées par un accord d'extradition depuis les années 1980. Mais les autorités bulgares, tout en se félicitant de la décision libyenne, préfèrent rester prudentes. "Pour nous l'affaire ne sera close que quand nos compatriotes rentreront en Bulgarie", a souligné le chef de la diplomatie bulgare, Ivaïlo Kalfine. L'avocat des six praticiens, Me Traïan Markovski, a jugé qu'il n'existait "aucun obstacle" à une extradition de ses clients et a ajouté que "la présidence bulgare aurait le pouvoir de gracier" les condamnés une fois ceux-ci rentrés en Bulgarie. Le parquet général de Sofia a annoncé qu'il formulerait dès mercredi une demande d'extradition des infirmières et du médecin bulgares.
Le président français, Nicolas Sarkozy, s'est "réjoui" de cette nouvelle et a salué "la décision sage et courageuse des familles des enfants contaminés (...) dans le cadre de la tradition du pardon islamique". Les Etats-Unis se sont pour leur part dits "rassurés". La décision de Tripoli est "un premier soulagement", ont souligné le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et la commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Walder.
Commentaires
Malheureusement, il n'est pas a son coup d'essai en terme de manipulations
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=624&Itemid=60
Ecrit par : jean | lundi, 30 juillet 2007
Les commentaires sont fermés.