IL est de plus en plus difficile pour les amateurs de musique électro de faire la teuf.
Quand l'état est d'accord, ce sont les riverains qui bloquent. Et çà devient de plus en plus violent. Aujourd'hui, des agriculteurs ont déversé du lisier à l'endroit prévu pour accueillir le Teknoz.
C'est vrai que pourrir les sols (et même les sous-sols) les paysans connaissent.
Mais il s'agit aujourd'hui de contrarier une décision préfectorale. Quelles sanctions vont être prises contre ces délinquants ? Sans doute les mêmes que contre ceux qui avaient dévasté le bureau de Dominique Voynet, alors ministre !
Il y a bien différentes sortes de citoyens en France. Les paysans sont des intouchables. Ils devraient venir empêcher les expulsions d'enfants ou d'immigrés. Puisqu'ils peuvent faire impunément ce qu'ils veulent, autant qu'ils fassent des choses utiles.
Pour plus d'infos, je joins l'article pris sur le blog du télégramme aujourd'hui.
Après Trémuson, près de Saint-Brieuc, puis Dinan-Trélivan, le Teknoz pourrait effectivement atterrir sur les pistes de l’aérodrome de Guiscriff. Mais les Morbihannais ont fait savoir qu’ils n’en veulent pas, le week-end prochain.
De fait, hier après-midi, en présence d’élus du secteur, ceints de leur écharpe tricolore, une cinquantaine d’agriculteurs ont déversé du lisier sur les pistes et les abords de l’aéroport. Ce genre d’action pourrait être renouvelé, ont averti les agriculteurs. Quant aux élus, ils ont manifesté leur intention d’intenter un recours contre l’État pour empêcher la tenue de la rave-party qui devrait attirer, selon les estimations des organisateurs, de 40.000 à 60.000 personnes. Le feuilleton du teknival 2007 se poursuit donc avec son lot de rebondissements. Feuilleton entamé il y a une semaine, le préfet des Côtes-d’Armor annonçant, à la surprise générale, que le Teknoz se tiendrait sur l’aéroport de Saint-Brieuc-Armor.
L’Ille-et-Vilaine se désengage
Surprise car, selon l’accord signé entre les pouvoirs publics et le collectif d’organisateurs Korg’n’Heol, il y a trois ans, le festival devait être accueilli alternativement dans chacun des départements bretons. Après le Finistère, les Côtes-d’Armor et le Morbihan, l’an passé, c’était donc au tour des autorités d’Ille-et-Vilaine d’encadrer le teknival. « Mais faute de terrains disponibles et de propositions des organisateurs », expliquait Philippe Rey, préfet des Côtes-d’Armor, le teknival devait être organisé dans un département voisin.
« Pas assez sûr »
La levée de boucliers des élus de l’agglomération briochine ne se faisait pas attendre : proximité immédiate de la RN 12, présence de dépôts de kérosène et d’équipements de guidage des avions ultra-sophistiqués, nécessité de maintenir la piste libre pour l’activité d’une société de maintenance aéronautique... Les arguments aboutissaient à l’abandon du site et à un transfert sur l’aérodrome de Dinan-Trélivan. Et là, rebelote : « Proximité de la voie express et d’habitations, mais aussi du festival des Terre-Neuvas, à quatre kilomètres, quelques jours plus tard »... Les élus dinannais montaient, à leur tour, à la charge, le maire de Trélivan prenant un arrêté interdisant la manifestation dans sa commune et intentant un recours en référé devant le tribunal administratif. De leur côté, les organisateurs, à l’issue d’une réunion avec les services préfectoraux, vendredi soir, refusaient catégoriquement le site pour des préoccupations de sécurité : trop petit (17 ha) et, surtout, parkings trop éloignés et séparés du site de la fête par des bois... « En tant que responsables, on veut éviter le drame ».
Vers un plan B ?
Dimanche soir, des contacts étaient en cours entre les organisateurs et le ministère de l’Intérieur, le site de Guiscriff étant notamment pressenti ; des repérages de la gendarmerie étaient, par ailleurs, effectués sur les lieux. À moins de quatre jours de l’arrivée des premiers teufeurs, l’urgence commande désormais. Quoi qu’il en soit, une réunion était prévue, hier soir, entre les services de la préfecture et les organisateurs. Un accord sera-t-il conclu et sur quel site ? Ou bien les organisateurs préféreront-ils appliquer leur plan B, en l’occurrence une ou plusieurs raves sauvages ? On devrait, en principe, en savoir plus ce matin.